Délégationdes Hauts-de-Seine

Délégation des Hauts-de-Seine

Première université d’été des jeunes du Secours Catholique : nous y étions !

C’est quoi être jeune au Secours Catholique ? À 25 ans, avec une vie professionnelle bien remplie, Charlène, bénévole auprès des migrants depuis un an au Secours Catholique des Hauts-de-Seine, a pris le temps d’en discuter avec d’autres à Saint-Malo lors de l’université d’été des jeunes du Secours Catholique, qui s’est tenue du 28 au 31 août. Charlène témoigne de cette expérience et de son bénévolat qui la passionne.

Université d'été 2014 du Secours Catholique

publié en septembre 2014

Être bénévole est pour moi une chance, une expérience qu’il m’est donné de vivre au Secours Catholique. J’ai toujours voulu donner un peu de mon temps et de ma personne. En tant que jeune active, il m’était difficile de trouver des associations me permettant à la fois de m’adonner à une activité passionnante et adaptée à mon emploi du temps. Il y a un an, lors d’un pot de l’amitié organisé à l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Colombes, j’ai découvert Dom’Asile et les ateliers d’insertion. Cette activité m’a tout de suite interpellée et quand j’ai appris que les équipes recherchaient des bénévoles pour donner des cours de français, je n’ai pas hésité. Étant à la fois très sensible à la question de l’insertion des étrangers en France et passionnée de langues, c’était l’occasion rêvée pour moi de m’investir.

Ces ateliers d’alphabétisation ou de FLE (français langue étrangère), destinés aux migrants, ont pour but de faciliter leurs échanges dans la vie quotidienne. Ainsi, c’est une équipe de quatre bénévoles qui préparent chaque semaine des animations autour de la prononciation, de la lecture, de la grammaire mais aussi de la culture française. Ces ateliers sont avant tout centrés sur nos participants et sur leurs besoins. En effet, le but n’est pas un apprentissage scolaire du français mais une découverte de la France et de sa culture. Mais les échanges se font dans les deux sens. Nos apprenants nous parlent très souvent de leurs pas, de leur culture… Et parfois on a plus l’impression que c’est eux qui nous apprennent des choses.

Du 28 au 31 août, j’ai pu clôturer cette première année de bénévolat en participant à la première université d’été des jeunes du Secours Catholique. Avec cinq autres jeunes des Hauts-de-Seine nous sommes partis pour Saint-Malo afin de débattre et d’échanger avec cent cinquante autres jeunes animés comme nous par la flamme de la charité et de la solidarité. « Tous engagés, tous solidaires », tel était le thème de notre rencontre. Ces quatre jours furent l’occasion de témoigner de nos actions, d’en découvrir d’autres, aiguisant notre envie d’élaborer de nouveaux projets. Ce furent aussi des moments riches en rencontres, joyeuses, festives, et de nouveaux liens d’amitié se sont tissés au fil des jours.

Grâce aux ateliers et carrefours, nous avons pu discuter sur des thèmes variés notamment celui de l’engagement, maître mot de cette université. C’est ainsi que nous avons pu découvrir les actions menées par Caritas MONA, représenté par des jeunes de Jérusalem, du Liban, d’Égypte, de Jordanie. Ces actions vont du développement communautaire au soutien des plus vulnérables avec notamment l’accueil de réfugiés syriens ces dernières années.

Nous avons écouté des témoignages de plusieurs intervenants tels Véronique Fayet, la nouvelle présidente nationale du Secours Catholique, le père Henri Gesmier, aussi appelé affectueusement père Riton, sœur Nathalie Becquart, Bernard Thibaud le secrétaire général du Secours Catholique et le père Dominique Fontaine, aumônier général. Ces témoignages riches et touchants ont renforcé ma volonté de continuer cet engagement au sein de Dom’Asile Colombes. Après tout, la relation que nous avons avec les personnes que nous accueillons est un échange dans les deux sens. Comme l’a si bien dit le père Riton, ma « relation avec l’autre à travers le Secours Catholique fait naître et grandir quelque chose de beau », une leçon de vie, une amitié et permet de briser certaines barrières comme celle de la peur d’aller vers l’autre. Notre volonté est aujourd’hui de transmettre cette joie que nous avons ; en effet « entre nos mains il y a l’univers et tout peut se faire ».

Charlène Megne Souop

© Secours Catholique - août 2014

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